Voici
un test très détaillé sur le jeu The Wind Waker.
En 2002 est sorti
le premier Zelda sur GameCube : The Wind Waker. Mais avant de s'intéresser
à l'après de sa sortie, un petit retour en arrière me semble nécessaire…
2000…
Lors du SpaceWord, la vidéo d'un superbe combat entre Link et Ganondorf
laissa beaucoup de gens complètement babas. Malheureusement, il ne
s'agissait là que d'un test pour montrer les capacités de
la GameCube
, et le jeu correspondant ne fut jamais développé. Mais ça, les gens ne le
savaient pas encore…
En
2001, une nouvelle vidéo de Zelda fit son apparition, mais cette fois, elle déclencha
les huées de la foule ! Elle représentait un Link complètement inédit,
avec un visage en forme de crêpe, des yeux immenses, des pieds riquiquis …
Mais où était donc passé ce Link si beau, si déterminé auquel nous nous
étions habitués ? Ce n'était plus de la 3D, c'était un design
bizarre et « gamin », comme on n'en avait encore jamais vu. Pour
achever cette présentation, le décors dans lequel évoluait ce tout nouveau
héros était si peu détaillé, les ennemis si grossiers que c'était à se
demander si le personnel de Nintendo n'avait pas été remplacé par des
extraterrestres !
En
2003, le jeu sorti dans les rayons. Et voilà le résultat.
Après ce petit
flash-back, nous revoici dans le présent ! Comme vous avez sans doute pu
le constater, la version finale du jeu est bien différente de la première !
Bien sur on a gardé ce nouveau graphisme appelé Cell-Shading, mais il est
vraiment très réussi, et possède énormément d'avantages ! Tout au
long du jeu, l'aventure éveille chez les joueurs qui ont connus les précédents
Zelda une pointe de nostalgie, car on retrouve un grand nombre d'éléments
familiers, ce jeu étant bel et bien la suite de nos chers Ocarina of Time et
Majora's Mask. Sur ce coup, Nintendo a su faire quelque chose de différent,
mais qui a quand même ravi la plupart des fanas de la console.
Voici les notes
que je lui ai attribué :
Graphisme
C'est sans
doute LE principal changement dans ce jeu ! Avec le passage à une
nouvelle console, Nintendo a décidé de passer à un nouveau graphisme encore
récent et méconnu : le Cell-Shading. Ce design a été maintes fois
contesté, mais quand on y réfléchit, ce n'est pas vraiment un hasard si
on passe d'un coup à des graphismes de ce type. On dit que Link a ici 12
ans, mais si on le regarde, on lui en donnerait à peine 10. Essayez
d'imaginer une seconde un héros aussi gamin dans un univers de 3D sombre et
menaçant : c'est tout simplement impossible, et le décalage entre
Link et le monde dans lequel il évolue est vraiment évident ! Le Cell-Shading donne une impression de « dessin animé », qui
correspond mieux à l'atmosphère que l'on a voulu donner à ce jeu.
L'un des ses principaux atouts, est, nous le répèterons toujours, la
capacité des personnages à exprimer leurs émotions. Link regarde toujours
un peu partout, si un indice est caché en auteur, nous verrez son regard se
diriger vers le ciel, si un ennemi approche, il l'observe… Le second atout
est aussi la grande beauté des effets spéciaux lors des combats, lorsqu'un
ennemi meurt, des effets de lumières, et tout un tas d'autres choses qui
embellissent l'action. Mais bien sur, il y toujours de mauvaises langues
pour dire que ça donne un air trop enfantin au jeu. Ceux qui affirment cela
n'ont sans doute vu que la boîte du jeu.
Cette note est
assez délicate à donner à cause de trop nombreuses contestations, mais si
l'on réfléchit bien, on se rend compte qu'à part le côté « gamin »,
il n'y a aucun reproche à faire au Cell-Shading, si bien exploité ici !
19/20
Jouabilité
Dans ce jeu, Link
peut nager, sauter (automatiquement), se plaquer au mur pour franchir des
passages étroits, voler grâce à une feuille magique, se suspendre à des
cordes et à ses grappins… Le mode de combats est très bien, les coups sont
nombreux et variés, et on peut même, à un certain stade du jeu, découvrir
une nouvelle attaque plus puissante et impressionnante que toutes les autres.
La prise en main est très rapide, évidente. La Feuille Mojo, si le vent est
bien orienté, peut nous permettre de voler de grandes distances dans les
airs, tant que la magie dure. Les énigmes dans les donjons ne sont ni trop
faciles ni trop compliquées, on a un juste milieu, pour la plupart en tout
cas. Au bout de peu de temps, les mystères sont même encore plus facilement
résolubles, car les items nous deviennent familier, et il est simple de prévoir
lequel il faut utiliser à tel endroit. Certains en plus ne sont pas nécessaires,
mais apporte un plus au jeu qui est très avantageux dans certains endroits.
Link fait
vraiment des choses étonnantes, et même si nous connaissions déjà la
plupart de ses mouvements, quelques nouveautés comme la super attaque
tournoyante sont les bienvenues, et s'intègrent parfaitement dans les
anciennes.
17/20
Durée de vie
La quête
principale est plutôt courte, mais Nintendo nous a rajoutées une foule de quêtes
annexes toutes plus imaginées et amusantes les unes que les autres !
Bien sur, je citerai plus particulièrement celle de la galerie des Figurines
Tendo, qui serait presque aussi longue que la quête principale ! Et oui,
je ne mens pas, surtout que pour la finir tout à fait, il faut terminer le
jeu puis le recommencer, afin de photographier certains personnages
impossibles, car apparaissant trop tôt. Mais il y a aussi les quarts de cœur,
les cartes au trésor, compléter sa carte marine en y recensant toutes les îles
de ce monde ! En bref, je pense qu'il est quasiment impossible de finir
complètement le jeu, il y a toujours quelque chose à faire. Mais si,
cherchez bien !
Grâce aux quêtes
annexes, ce Zelda est tout simplement interminable, et on ne s'en lasse pas !
19/20
Bande son
Chaque musique de
chaque endroit est reprise d'un autre Zelda, mais elle n'est ni tout à
fait la même, ni tout à fait une autre. Celle de l'île de l'Aurore, par
exemple, provient directement de la forêt Kokiri de Ocarina of Time, mais
elle est un peu plus fluide, moins piquée, ce qui peut faire penser au vent
ou aux vagues… Les petites mélodies faites avec la baguette du vent sont
jouées par une sorte de chœur, elles sont très liées, sans aucune coupure,
toujours pour faire penser au vent entre les feuilles des arbres, sur le
sable. La musique des boss est par contre totalement inédite, et ajoute
presque un effet joyeux à une bataille, qui sans ce bruit de fond, serait
morne et sombre. Et ce qui peut être amusant est de constater que pour
certains de ces boss, surtout le ver des sables, leurs mouvements semblent être
une sorte de danse synchronisée avec la musique… Magnifique !
Je me permet
d'attribuer la note maximales aux musiques de ce jeu, car s'il y a bien
une chose qui sera toujours brillante, même dans les Zelda les plus décevants,
c'est bien la bande-son, et une fois de plus, elle a su nous émerveiller
davantage.
20/20
Scénario
Comme je l'ai
dit précédemment, l'histoire n'est autre que la suite des deux Zelda sur
N64, on s'en rend compte surtout au début dans l'introduction nous
rappelant
la Légende
, et aussi à la fin quand le Roi d'Hyrule nous raconte la triste histoire
du royaume qui a sombré dans les flots. Si on résume le scénario, on peut
dire ceci : un jeune garçon, le jour de son anniversaire, voit sa petite
sœur se faire enlever par un oiseau maudit. Il décide, aidé de quelques
pirates, d'aller la chercher dans
la Forteresse
Maudite.
Mais il échoue et se fait rejeter dans les flots. Là un étrange bateau qui
parle et prétend s'appeler Lion Rouge lui explique la situation, et lui
propose de l'aider à retrouver sa sœur. Après un long périple, Link
arrive à retrouver l'épée légendaire Excalibur et lui redonne ses
pouvoirs. Enfin, il retourne voir le seigneur Ganondorf et le réduit au
silence pour toujours. Fin. Voici donc une belle histoire qui sera appréciée
des fans, sans doute grâce à son « retour aux sources » qui est
si agréable. Les personnages sont actifs, ont chacun leur petite histoire,
surtout sur Mercantîle, où tout le monde (ou presque) a un défi à vous
proposer, une quête à résoudre, ou même un problème personnel. Leurs
dialogues sont riches et variés, et on prend plaisir à parler à l'un ou
à l'autre, s'attardant sur ce qu'ils ont à nous confier. Les quêtes
annexes, surtout celles des Figurines Tendo sont très prenantes, et pratique
si l'on en a assez de se confiner dans la seule quête principale.
Comme il est la
suite de nos chers Zelda de N64, il ne peut être que réussi, même si
certains trouvent encore qu'il n'y a pas assez d'interactivité avec les
personnages.
18/20
Note finale
On a beau dire,
ce jeu est et restera l'un des meilleurs du début du XXIème siècle, par
tous les points que nous avons abordés dans ce test.